DÉfi Fouille de Textes (DEFT)

▸ Présentation

L'intérêt d'une conférence d'évaluation est de permettre de confronter, sur un même corpus, des méthodes et logiciels d'équipes différentes. Depuis 2005, l'atelier d'évaluation DEFT propose avec succès des thèmes relevant de la fouille de textes en langue française.

Nous proposons sur ce portail les corpus des éditions passées de DEFT, disponibles librement ou après signature d'un accord de confidentialité. Pour des raisons juridiques, tous les corpus utilisés ne sont pas accessibles (les corpus de presse notamment).

▸ Campagnes

DEFT'05 (Dourdan) TALN 2005, identification du locuteur d'un discours.

DEFT'06 (Fribourg) SDN 2006, segmentation thématique de textes.

DEFT'07 (Grenoble) AFIA 2007, détection de l'opinion exprimée dans un texte.

DEFT'08 (Avignon) TALN 2008 , classification automatique en corpus de genres différents.

DEFT'09 (Paris), fouille d'opinion (objectif/subjectif) en corpus multilingues (journaux et débats européens).

DEFT2010 (Montréal) TALN 2010, variations diachronique et diatopique.

▸ Publications

DescriptionLiens
Actes de l'atelier de clôture du 1er DÉfi Fouille de Textes, 10 juin 2005, Dourdan (91)PDF compressé (3,2 Mo)
Actes de l'atelier de clôture du 2nd DÉfi Fouille de Textes, 21/22 septembre 2006, Fribourg (CH)PDF compressé (2,0 Mo)
Actes de l'atelier de clôture du 3ème DÉfi Fouille de Textes, 3 juillet 2007, Grenoble (38)PDF compressé (6,9 Mo)
Actes de l'atelier de clôture du 4nd DÉfi Fouille de Textes, 13 juin 2008, Avignon (84)PDF compressé (1,3 Mo)
Actes de l'atelier de clôture du 5ème DÉfi Fouille de Textes, 22 juin 2009, Paris (75)PDF compressé (3,6 Mo)
Actes de l'atelier de clôture du 6ème DÉfi Fouille de Textes, 23 juillet 2010, Montréal (QC)PDF compressé (1,6 Mo)

 

▸ Corpus

Données librement téléchargeables

Les corpus suivants sont librement téléchargeables et réutilisables. Ils sont disponibles au format TXT pour les corpus 2005 et 2006, et au format XML pour les éditions suivantes. Chaque corpus correspond à celui qui a été utilisé et diffusé aux participants durant les campagnes DEFT.

DescriptionExempleCorpus
▸ DEFT'05 : Corpus de discours politiques, allocutions de J. Chirac bruitées par des segments d'allocutions de F. Mitterrand.30 phrasesapprentissage/test (12,7 Mo).
▸ DEFT'06 : Corpus de discours politiques, discours prononcés par trois Présidents de la République (V. Giscard d'Estaing, F. Mitterrand, J. Chirac).30 phrasesapprentissage/test (24,4 Mo).
▸ DEFT'06 : Corpus de textes juridiques, articles de lois de l'Union Européenne30 phrasesapprentissage/test (25,3 Mo).
▸ DEFT'07 : Corpus de débats parlementaires, environ 28 000 interventions anonymisées (Hommes et partis politiques) sur des projets de lois relatifs à l'énergie. La valeur de vote (0 = contre, 1 = pour) est indiquée avec chaque document.4 documentsapprentissage (7,4 Mo), test (4,6 Mo).
▸ DEFT'09 : Corpus multilingue de débats parlementaires européens, environ 19 000 interventions (texte et parti politique de l'intervenant) issues des compte-rendus de débats du Parlement européen entre 1999 et 2004. Chaque corpus comprend un fichier d'interventions par langue (français, anglais, italien). Les corpus ne sont pas alignés. Toutes les interventions d'une langue sont également présentes dans les autres langues, réparties dans un ordre différent entre corpus d'entraînement et corpus de test.3 documentsapprentissage (41 Mo), test (27 Mo).
DEFT05 : extrait du corpus de discours politiques
Le caractère "C" ou "M" dans la balise de début de phrase renseigne du président s'exprimant (Chirac vs. Mitterrand).


<100:1:C> Quand je dis chers amis, il ne s'agit pas là d'une formule diplomatique, mais de l'expression de ce que je ressens.
<100:2:C> D'abord merci de cet exceptionnel accueil que les Congolais, les Brazavillois, nous ont réservé cet après-midi.
<100:3:C> C'est toujours très émouvant de venir en Afrique car c'est probablement l'une des rares terres du monde où l'on ait conservé cette convivialité, cette amitié, ce respect de l'autre qui s'expriment avec chaleur, avec spontanéité et qui réchauffent le coeur de ceux qui arrivent et de ceux qui reçoivent.
<100:4:C> Aucun citoyen français ne peut être indifférent à un séjour à Brazzaville.
<100:5:C> Le Congo, que naguère le <nom> qualifia de "refuge pour la liberté", de "base de départ pour la libération", de "môle pour la Résistance", comment ne pas être heureux de s'y retrouver ?
<100:6:C> Comment ne pas y voir un signe ?
<100:7:C> Brazzaville n'est pas une capitale ordinaire.
<100:8:C> Les voies de la libre disposition des peuples et de leur coopération furent explorées il y a un demi siècle, ici, à Brazzaville.
<100:9:C> C'est à Brazzaville, encore, que quinze années plus tard fut proclamée la Communauté.
<100:10:C> A Brazzaville, que fut scellée la première union régionale des pays africains francophones.
<100:11:C> A Brazzaville, que l'Afrique de demain se dessine.
<100:12:M> Je ne sais ni pourquoi ni comment on s'est opposé il y a quelques douze années - douze ou treize ans - à la création de l'Université technologique.
<100:13:M> C'est vrai qu'il y a très souvent dans notre pays un refus de regarder droit devant soi, comme un souhait d'en rester là, une certaine peur du changement, c'est vrai.
<100:14:M> Et ce sentiment n'est pas également partagé, monsieur le maire, mais enfin il existe de tous côtés.
<100:15:M> Il est vrai que ceux qui possèdent préfèrent que cela ne change pas, et ceux qui n'ont rien préfèrent que cela change.
<100:16:M> Moi je suis du côté de ceux qui pensent qu'il vaut mieux répartir plus justement l'effort et le produit de la nation.
<100:17:M> Mais les esprits, eux, évoluent souvent lentement.
<100:18:M> Je m'en plains tous les jours et il m'est agréable d'entendre l'écho de mes pensées, de mes propos, dans votre propre discours.
<100:19:M> Vous avez évoqué, monsieur le maire, les Présidents de la République qui m'ont précédé.
<100:20:M> Je suis le sixième.
<100:21:M> Et puisque nous nous connaissons depuis quelques trente cinq ans, nous avons donc trente cinq ans de plus, vous et moi.
<100:22:M> Vous me paraissez solide au poste, c'est le voeu que je forme pour une bonne santé, vous souhaitez peut-être connaitre un septième Président, eh bien, vous avez le temps d'attendre.
<100:23:M> Monsieur le maire, mesdames et messieurs, l'Université technologique a donné le signal, un grand signal.
<100:24:M> Vous savez que les gouvernements que j'ai constitués ont fixé la recherche parmi l'une des priorités, peut-être même la priorité principale.
<100:25:M> Il suffit pour cela de se reporter aux crédits qui ont été consacrés à la recherche et qui ont connu une augmentation considérable, au point que nous pouvons disputer la palme aujourd'hui aux pays les plus évolués du monde.
<100:26:M> Quand on pense que si l'on faisait la somme des crédits de recherche consacrés par l'Allemagne de l'Ouest, la Grande-Bretagne, l'Italie et la France on constaterait que nous dépensons plus d'argent pour chercher que ne le font les Japonais ou les Américains, le résultat n'est pas le même non pas que nos chercheurs ne manquent ni de compétence, ni de science, ni d'imagination, leurs résultats sont là.
<100:27:M> La recherche appliquée, elle est en très bonne santé mais à l'application industrielle, c'est là que ce trouve le hiatus pour lequel au cours de ces quinze dernières années le progrès n'est pas suffisant et c'est ce qu'il faut corriger.
<100:28:M> Il faut absolument que la relation soit directe, totalement directe entre la recherche, l'effort de la pensée, l'application par le savoir et la transformation industrielle.
<100:29:C> Aussi, votre hospitalité, la vôtre et celle de la nation congolaise, me touchent particulièrement.
<100:30:C> Le Congo et la France ont su nouer des liens particuliers dans les épreuves.
DEFT06 : extrait du corpus de discours politiques
La présence du caractère "x" dans la balise de début de phrase renseigne du changement de section thématique.


<1.1x> BONSOIR MADAME, BONSOIR MADEMOISELLE, BONSOIR MONSIEUR.
<1.2> COMME JE VOUS L'AVAIS INDIQUE, PENDANT LA CAMPAGNE PRESIDENTIELLE JE CONSIDERE QU'UNE DE MES MISSIONS, UNE DE MES MISSIONS IMPORTANTES EST DE VOUS INFORMER, ET JE VOUDRAIS VOUS INFORMER CE SOIR DES MOTIFS QUI M'ONT CONDUIT AU CHOIX DU PREMIER MINISTRE ET A LA COMPOSITION DU NOUVEAU GOUVERNEMENT.
<1.3> D'ABORD, LE CHOIX DU PREMIER MINISTRE.
<1.4> VOUS SAVEZ QUE DANS LES INSTITUTIONS DE LA VEME REPUBLIQUE, DONT L'ACTE ESSENTIEL EST L'ELECTION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE AU SUFFRAGE UNIVERSEL, IL EST IMPORTANT QU'IL EXISTE UNE COOPERATION CONFIANTE ENTRE LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ET LE PREMIER MINISTRE QU'IL NOMME, ET S'IL N'Y AVAIT PAS CETTE COOPERATION CONFIANTE, IL Y AURAIT A TOUT INSTANT UN RISQUE DE DESACCORD OU UN RISQUE DE CONFLIT.
<1.5> IL EST DONC NORMAL, AYANT A CHOISIR UN PREMIER MINISTRE, AU LENDEMAIN D'UNE ELECTION PRESIDENTIELLE, QUE L'ON CHOISISSE UN HOMME QUI A SOUTENU LA CANDIDATURE DU NOUVEAU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE.
<1.6> LA DEUXIEME CONSIDERATION, C'EST LA COMPOSITION DE LA MAJORITE PARLEMENTAIRE AVEC LAQUELLE LE GOUVERNEMENT VA TRAVAILLER.
<1.7> A L'HEURE ACTUELLE, CETTE MAJORITE PARLEMENTAIRE EST COMPOSEE DE PLUSIEURS FORMATIONS POLITIQUES, MAIS LA PLUS IMPORTANTES, ET DE LOIN, A LA SUITE DES ELECTIONS DE L'ANNEE DERNIERE, C'EST LE GROUPE UDR.
<1.8> IL ETAIT DONC SOUHAITABLE QUE LE PREMIER MINISTRE APPARTIENNE A CE GROUPE.
<1.9> ENFIN, UN PREMIER MINISTRE, EN-RAISON DES DIFFICULTES DE SA TACHE, DES PROBLEMES QUE NOUS ALLONS RENCONTRER, DES DEMAIN, DOIT ETRE UN HOMME BIEN PREPARE A CETTE FONCTION.
<1.10> OR, IL SE TROUVE QUE JACQUES CHIRAC A ETE SUCCESSIVEMENT AU MINISTERE DE L'ECONOMIE ET DES FINANCES, OU JE L'AI EU COMME SECRETAIRE_D_ETAT CHARGE DES PROBLEMES DU BUDGET, QU'IL A ETE ENSUITE MINISTRE DE L'AGRICULTURE - JE CROIS QU'ON PEUT LE DIRE, UN TRES BON MINISTRE DE L'AGRICULTURE - ET, RECEMMENT : MINISTRE DE L'INTERIEUR, ET QU'IL A DONC PU OBSERVER L'ENSEMBLE DES ACTIVITES GOUVERNEMENTALES ESSENTIELLES.
<1.11> IL FALLAIT DONC CHOISIR QUELQU'UN QUI AIT SOUTENU MA CANDIDATURE, QUI DE PREFERENCE APPARTIENNE AU GROUPE UDR, QUI AIT UNE EXPERIENCE POLITIQUE ET GOUVERNEMENTALE SUFFISANTE, ET C'EST POUR CES RAISONS TRES EVIDENTES QUE J'AI CHOISI COMME PREMIER MINISTRE, QUE J'AI NOMME M. JACQUES CHIRAC, AUQUEL JE FAIS CONFIANCE POUR CONDUIRE L'ACTION GOUVERNEMENTALE.
<1.12> ET MAINTENANT, LA COMPOSITION DU NOUVEAU GOUVERNEMENT QUE J'AI NOMME SUR LA PROPOSITION DU PREMIER MINISTRE, ET APRES QUE NOUS NOUS SOYONS ENTRETENUS A PLUSIEURS REPRISES DE SA COMPOSITION.
<1.13x> QUI Y A-T-IL DANS CE GOUVERNEMENT ?
<1.14> IL COMPREND 15 MINISTRES, EN DEHORS DU PREMIER MINISTRE, ET CES MINISTRES QUI SONT-ILS ?
<1.15> POUR QUELS MOTIFS ONT-ILS ETE CHOISIS ?
<1.16> LE PREMIER D'ENTRE EUX, LE SEUL MINISTRE_D_ETAT, ET QUI EST DONC, APRES LE PREMIER MINISTRE, LE PREMIER PERSONNAGE DU GOUVERNEMENT, C'EST MICHEL PONIATOWSKI, MINISTRE DE L'INTERIEUR.
<1.17> VOUS SAVEZ QU'IL A ETE L'ANNEE DERNIERE UN TRES ACTIF MINISTRE DE LA SANTE PUBLIQUE ET DE LA SECURITE_SOCIALE ET QU'IL DOIT POUVOIR DEPLOYER SON ACTIVITE DANS CE GRAND MINISTERE DE L'INTERIEUR.
<1.18> QUELLES SONT SES MISSIONS ESSENTIELLES ?
<1.19> C'EST D'ABORD D'ASSURER LA SECURITE DES PERSONNES, DE L'ASSURER DANS DES CONDITIONS QUI SOIENT CONFORMES AUX EXIGENCES ET A LA VIE D'UN GRAND PAYS DEMOCRATIQUE MODERNE.
<1.20> ET C'EST AUSSI D'ETRE LE MINISTRE DES COLLECTIVITES LOCALES, C'EST-A-DIRE DE L'ENSEMBLE DU TERRITOIRE DE NOTRE PAYS : COMMUNES, DEPARTEMENTS, REGIONS.
<1.21> C'EST LE MOTIF POUR LEQUEL ON LUI RATTACHERA L'AMENAGEMENT DU TERRITOIRE.
<1.22> IL SERA DONC MINISTRE DE L'INTERIEUR, MAIS IL AURA AUSSI L'AMENAGEMENT DU TERRITOIRE.
<1.23x> LE DEUXIEME PERSONNAGE DU GOUVERNEMENT, SUIVANT LA TRADITION FRANCAISE, C'EST LE MINISTRE DE LA JUSTICE, M. JEAN LECANUET, QUI VA DONC AVOIR A POURSUIVRE LA MODERNISATION DE L'APPAREIL JUDICIAIRE FRANCAIS ET LE DEVELOPPEMENT DE SES MOYENS.
<1.24> VOUS SAVEZ QUE LE FONCTIONNEMENT D'UNE JUSTICE INDEPENDANTE, DOTEE DES MOYENS NECESSAIRES, EST UN DES ATTRIBUTS ESSENTIELS D'UNE SOCIETE MODERNE QUI VEUT ETRE UNE SOCIETE JUSTE, ET C'EST POURQUOI M. LECANUET SE CONSACRERA A CETTE GRANDE TACHE.
<1.25x> LE MINISTERE DE LA DEFENSE EST CONFIE A UN SENATEUR, M. JACQUES SOUFFLET.
<1.26> M. SOUFFLET EST VICE-PRESIDENT DU SENAT, IL A ETE AVANT LA GUERRE MILITAIRE DE CARRIERE, PUIS IL A REJOINT LES FORCES FRANCAISES LIBRES COMME AVIATEUR ET IL A COMMANDE UNE ESCADRILLE CELEBRE, LE GROUPE LORRAINE.
<1.27> IL EST COMPAGNON DE LA LIBERATION, ET IL A TOUTES LES QUALIFICATIONS NECESSAIRES POUR REFLECHIR AU PROBLEME FONDAMENTAL DE LA SECURITE DE LA FRANCE DANS LE MONDE MODERNE.
<1.28x> VIENT ENSUITE LE MINISTRE CHARGE DES REFORMES. EH BIEN, POUR ETRE CHARGE DES REFORMES, IL ETAIT BON, JE CROIS, DE PRENDRE UN REFORMATEUR, NON SEULEMENT UN REFORMATEUR AU SENS POLITIQUE DU TERME MAIS QUELQU'UN QUI S'EST PREOCCUPE DU PROBLEME DES REFORMES ET QUI S'EST PREOCCUPE EGALEMENT DES PROBLEMES POSES PAR LES DEFIS QUE LE MONDE MODERNE POSE A NOTRE SOCIETE.
<1.29> CE SERA DONC M. JEAN-JACQUES SERVAN-SCHREIBER.
DEFT06 : extrait du corpus de lois
La présence du caractère "x" dans la balise de début de phrase renseigne du changement de section thématique.


<2.1x> Article X
<2.2> 1) Les prélèvements sur les productions de charbon et d'acier prévus aux articles 49 et 50 du Traité sont assis sur les produits suivants: 1. Briquettes de lignite et semi coke de lignite
<2.3> 2. Houille de toutes catégories
<2.4> 3. Fonte autre que destinée à la fabrication des lingots
<2.5> 4. Acier Thomas en lingots
<2.6> 5. Acier en lingots autre que Thomas en lingots
<2.7> 6. Produits finis et produits finaux désignés à l'annexe X du Traité.
<2.8> 2) Le tonnage de houille à considérer est la production nette de triage et de lavage, les bas-produits étant comptés pour leur poids réel.
<2.9> 3) Les aciers spéciaux appartenant au groupe (c) de l'annexe X du Traité, en lingots ou en produits finis, sont exclus de l'assiette des prélèvements.
<2.10> Article X
<2.11> 1) La valeur moyenne à la tonne de chacun des produits énumérés à l'article premier résulte de la division par le tonnage produit de la valeur globale, estimée d'après la recette nette départ usine à la tonne vendue, de la production de la Communauté.
<2.12> 2) La valeur retenue pour l'assiette des prélèvements est obtenue en déduisant de la valeur moyenne ainsi définie celle des quantités moyennes de produits soumis au prélèvement qui entrent dans la production d'une tonne du produit considéré.
<2.13> Sont retenues pour effectuer ces déductions: - en ce qui concerne la production de charbon, les quantités de charbon nécessaires à l'exploitation,
<2.14> - en ce qui concerne la production de la fonte, la consommation moyenne de charbon employé à sa fabrication,
<2.15> - en ce qui concerne la production de l'acier, la consommation moyenne de charbon, accrue des quantités de charbon correspondant à la fonte entrant dans la fabrication de l'acier,
<2.16> - en ce qui concerne la production des produits finis et des produits finaux désignés à l'annexe X du Traité, la consommation moyenne de lingots d'acier.
<2.17> 3) Les valeurs moyennes et les déductions ci-dessus définies sont calculées, pour chacun des produits énumérés à l'article premier, à partir des données statistiques rassemblées par la Haute Autorité.
<2.18> 4) Sur la base des valeurs moyennes et des déductions déterminées conformément au présent article, la Haute Autorité établit un barème fixant, en unités de compte de l'Union Européenne des Paiements et à titre indicatif dans la monnaie de chacun des Etats membres de la Communauté, le montant net du prélèvement à la tonne pour chacun des produits énumérés à l'article premier.
<2.19> Article X
<2.20> La Haute Autorité modifie le barème quand elle constate une variation de 10 % sur la valeur moyenne de l'un des produits par rapport à la valeur retenue antérieurement.
<2.21> Article X
<2.22> 1) Les prélèvements sont dus par chaque entreprise sur le tonnage de sa production imposable, qui doit être déclarée mensuellement.
<2.23> 2) Les versements sont exigibles le 25 de chaque mois, à compter du mois de février 1953, sur la production du mois précédent.
<2.24> 3) Le versement est effectué par chaque entreprise, pour l'ensemble des établissements qui lui sont rattachés, aux comptes postaux ou bancaires ouverts à cet effet au nom de la Haute Autorité dans l'Etat membre sur le territoire duquel l'entreprise en cause exerce son activité. Toutefois, les établissements relevant d'une entreprise située sur le territoire d'un autre Etat membre ou d'un pays tiers effectuent eux-mêmes les versements correspondants à leur propre production.
<2.25x> Article X
<2.26> Le taux des prélèvements assis sur les productions réalisées à partir du 1er janvier 1953, fixé à cette date à 0,3 % des valeurs retenues pour l'assiette des prélèvements, s'accroît progressivement tous les deux mois, à raison de 0,2 % de ces valeurs, sans pouvoir excéder 0,9 %.
<2.27> Article X
<2.28> La valeur moyenne des produits sur lesquels sont assis les prélèvements est fixée comme suit, en unités de compte de l'Union Européenne des Paiements:
<2.29> Article X
<2.30> Les consommations servant au calcul des déductions prévues à l'article X (2) de la décision No. 2-52 susvisée sont les suivantes:
DEFT07 : extrait du corpus parlementaire
Les méta-données de chaque document renseignent de la valeur du vote (0 = contre, 1 = pour) relative à l'intervenant.


<DOCUMENT id="4:1">
<EVALUATION nombre="1">
<NOTE valeur="1" confiance="1.00" />
</EVALUATION>
<TEXTE>
<![CDATA[ Merci, Monsieur le Premier ministre, pour votre détermination. Vous avez écouté les Français, et vous leur avez ouvert de nouveaux horizons. Vous savez combien les parlementaires peuvent être des traits d'union entre les Français et leur gouvernement, et nous ferons tout pour répondre à l'attente vigilante de nos compatriotes. Les défis sont sérieux. Nous avons mesuré l'ampleur des crises qui secouent notre pays : crise de la démocratie, exprimée à travers un vote extrémiste, et traduisant la peur de ne pas être écouté, d'être tenu à l'écart du débat démocratique ; crise de la politique : l'impuissance d'un Etat qui n'a pas été modernisé a jeté le doute sur l'efficacité des responsables politiques. Crise enfin du sens collectif : faute d'un projet collectif clairement expliqué, les Français sont tentés de se replier sur leurs préoccupations personnelles ou catégorielles. Il était temps de proposer aux Français de grands projets collectifs, qui leur permettront de retrouver confiance et de croire en l'avenir. Les Français ont besoin d'un véritable volontarisme politique. Nous adhérons pleinement aux objectifs majeurs que vous avez fixés pour mettre en oeuvre la grande ambition proposée aux Français par le Président de la République. Mais je veux les reprendre : il faut à la fois retrouver le dynamisme français, sauver une cohésion sociale menacée et adapter notre modèle social. Pour gagner contre le chômage, il faut encourager le travail, et non lui appliquer une stratégie malthusienne de partage. Quant à la croissance, on ne doit pas l'attendre passivement de la conjoncture mondiale, il faut la voir comme le fruit d'un effort national de productivité, conditionné par une confiance retrouvée, conduisant les Français à investir, à échanger des services et à consommer. Trop de Français qui se lèvent tôt le matin pour aller travailler n'ont pas compris un certain discours qui semblait dénier tout sens positif au travail, qui semblait tourner uniquement autour des dispositifs d'assistance, qui semblait oublier enfin la reconnaissance de l'effort et de la compétence acquise. Que deviendrions-nous si nous perdions collectivement le goût d'entreprendre ! ]]>
</TEXTE>
</DOCUMENT>
<DOCUMENT id="4:2">
<EVALUATION nombre="1">
<NOTE valeur="1" confiance="1.00" />
</EVALUATION>
<TEXTE>
<![CDATA[ Il sera plus judicieux de laisser les Français choisir le rythme et la durée de leur vie professionnelle. Il sera plus efficace de revaloriser la rémunération du travail, et d'offrir à chacune et à chacun, à commencer par ceux qui sont au bas de l'échelle, les chances d'une véritable promotion professionnelle. Il sera plus utile pour l'avenir d'inciter les entreprises à ouvrir plus largement leurs portes à nos jeunes, qui commencent leur vie active trop tard : 20 % des 16-25 ans sont en effet inactifs. C'est l'un des plus forts taux des pays d'Europe. Vous avez heureusement inscrit dans vos priorités le contrat emploi-jeune, qui permettra d'accueillir un plus grand nombre d'entre eux en entreprise. C'est l'une des chances les plus sérieuses de dynamiser notre pays. Vous avez aussi annoncé un effort soutenu, pour stimuler la création d'entreprise. Elle doit cesser d'être un parcours du combattant aux conséquences douloureuses si, par malheur, la tentative ne réussit pas. Il faudra aussi faciliter la transmission de nos entreprises pour combattre les délocalisations. Tout cela exige de réconcilier l'Etat et l'entreprise. Il faut proposer un pacte : à charge pour l'Etat de garantir la stabilité des règles fiscales et sociales, d'alléger les prélèvements qui pèsent sur elles, au détriment de leur compétitivité ; à charge pour les entreprises de mener une politique active de bonne gestion de leurs ressources humaines, une politique d'intéressement, de formation continue et de validation des acquis professionnels. Bien sûr, il faut parler, comme vous l'avez fait, des réformes de l'Etat et des services publics. Je dis bien réformes au pluriel. Il ne s'agit pas d'amputer à l'aveugle l'Etat de ses ressources humaines, mais de les optimiser, par le redéploiement des moyens. Les administrations de service public, indispensables à nos compatriotes, doivent être confortées ; celles qui assurent des tâches d'administration proprement dite doivent être mieux organisées. A force de refuser de moderniser notre Etat, nous le tuons à petit feu, nous le rendons insupportable aux citoyens. Les fonctionnaires ne trouveraient-ils pas davantage de satisfaction et de reconnaissance dans une administration plus moderne et plus efficace ? Nous devons réfléchir à une forme d'intéressement et de promotion appropriés au secteur public. Evidemment, la décentralisation va de pair avec la réforme de l'Etat. Vous en avez fait une grande ambition, avec la réforme constitutionnelle et la refonte des textes liés à l'intercommunalité - dont vous avez pu mesurer à l'instant, Monsieur le Premier ministre, la popularité, dans votre majorité, et aussi chez tous les élus locaux de France. Ce " pari des territoires " est une nécessité pour le renouveau de la citoyenneté, trop souvent étouffée par nos réflexes jacobins. Nous éviterons ainsi de nous retrouver devant une impasse, avec la combinaison d'un taux de chômage élevé et d'une pénurie d'emplois dans certaines branches professionnelles. Ce risque s'aggravera en 2005, avec le départ massif de certains professionnels à la retraite. Nous devons le conjurer par une refonte de nos dispositifs d'orientation et une revalorisation de la formation. Les contrats en alternance, la formation permanente devront être nos outils privilégiés. Vous avez raison, Monsieur le Premier ministre, de demander aux partenaires sociaux de remettre en chantier un ouvrage déjà très avancé, pour permettre l'accouchement de cette indispensable réforme. La baisse des prélèvements, et d'abord celle de l'impôt sur le revenu, participe à cet effort de stimulation des énergies. Nous ne laisserons pas caricaturer cette démarche. Monsieur <hommePolitique />, il s'agit d'adresser un signal à nos compatriotes pour leur montrer qu'ils peuvent davantage profiter des fruits de leur travail. Il s'agit d'encourager nos créateurs, nos chercheurs, nos cadres et nos salariés qualifiés, qui ne sont pas des privilégiés ! Nos entreprises doivent investir sur le plan matériel comme sur le plan humain ; et l'administration devra les accompagner en réduisant les entraves qu'elles rencontrent au jour le jour. Même si les adaptations du dispositif des 35 heures doivent passer par la concertation et la loi, il est urgent qu'elles soient mises en oeuvre, pour rassurer nombre de PME, mais aussi pour permettre aux salariés d'améliorer leurs revenus par le travail. Il est également urgent d'avancer en matière de formation permanente et d'assurance-emploi, pour offrir de nouvelles chances aux salariés français face aux grandes évolutions de l'activité et de l'emploi. Enfin, on ne pourra pas esquiver le problème posé par certaines dispositions de la loi de " modernisation sociale " : la reprise des entreprises en difficulté est compromise par la lenteur de certaines procédures, illusoires pour la protection des salariés, et dramatiques pour la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'un nouveau cycle vertueux s'engagera. Nous pourrons alors répondre aux exigences européennes, qui sont celles du bon sens. Comment une nation peut-elle aller de l'avant si elle doit traîner indéfiniment une dette trop lourde, si elle supporte des frais généraux excessifs pour son administration ? A l'inverse, le retour de la confiance et de l'investissement peut se révéler décisif : un accroissement de 5 % de l'investissement ajoute un demi-point de croissance ! Ainsi, la rénovation de la maison France pourra-t-elle réussir au cours des cinq ans à venir grâce à cette nouvelle dynamique. S'il faut redynamiser notre pays, il faut aussi consolider notre cohésion sociale, gravement menacée par le sentiment d'insécurité qui s'empare des plus faibles. L'engrenage qui conduit de la peur à la méfiance et au repli sur soi est dangereux pour la société tout entière. Les Français en ont assez des a priori idéologiques, et vous avez raison de rompre avec les discours incantatoires. Ces femmes et ces hommes qui nous ont interpellés attendent une action volontaire soucieuse d'efficacité. Nous saluons la volonté du Gouvernement de nous soumettre d'emblée deux lois de programmation pour renforcer les moyens de la justice et des forces de sécurité. Mais il faudra aussi définir les priorités de ceux qui ont choisi de veiller sur notre sécurité. On a parfois le sentiment que les forces de sécurité sont mobilisées sur des tâches secondaires au détriment de l'absolue priorité que doit constituer la mise hors d'état de nuire des vrais délinquants. Rien ne sera possible sans la volonté d'associer les élus du terrain à cette lutte contre toutes les formes de violence, dans un souci de prévention. Nous, Parlementaires, serons à vos côtés pour reconquérir cette paix civile. Mais il ne faut pas oublier la partie immergée de l'iceberg : notre société a mal, elle souffre de la perte de repères. Le refus de toute autorité, le manque de respect pour l'autre, la recherche exclusive de l'avantage individuel, se développent au détriment de l'harmonie collective. Nous avons besoin d'un véritable renouveau civique et moral, d'un retour de la responsabilité personnelle au sein de la famille, de l'école et de la cité. Mais nous n'y parviendrons pas sans mettre un terme à l'injustice. Le sentiment s'est répandu qu'en aggravant la lenteur et la complexité de nos procédures, le législateur avait facilité la tâche aux délinquants. Ainsi, le contraste avec le sort des victimes est devenu d'autant plus insupportable, elles qui sont les grandes oubliées des dernières années. La cohésion sociale est aussi affaire de solidarités, que nous devons actualiser afin de les fortifier. Il faut sortir d'une approche superficielle des politiques sociales. La conservation des acquis sociaux a trop souvent constitué la seule et unique ambition. L'opacité est propice au développement du sentiment d'injustice. Notre modèle social doit être régénéré, afin d'éviter la tentation de sa remise en cause. Vous avez décidé de relancer le dialogue social ; il faut que les partenaires sociaux acceptent de l'approfondir : à eux d'imaginer les réponses appropriées et de préparer des choix courageux, dans le respect du calendrier. Il est temps de tourner la page du jacobinisme social qui a donné le sentiment d'une classe politique autiste ! Je ne reviendrai pas sur les chantiers qui nous attendent, les retraites, l'égal accès au savoir, l'aménagement du territoire qu'il convient de rendre moins bureaucratique et de recentrer sur l'essentiel : la péréquation des ressources et les grandes infrastructures de communication - y compris l'accès au téléphone mobile et au haut débit sur tout notre territoire. J'aurais voulu évoquer encore les problèmes de la sécurité sociale, si j'en avais eu le temps. La possibilité que vous venez d'offrir à tous, Monsieur le Premier ministre, de disposer d'une assurance complémentaire, sera un point d'appui précieux pour l'effort de responsabilisation. Merci aussi de rendre courage à nos hospitaliers à travers le plan Hôpital 2007. Par-delà ces chantiers difficiles, de nouveaux horizons pour l'Union européenne doivent se dégager. L'Europe s'impose quand elle permet de faire mieux à plusieurs que chaque nation isolément ; elle doit être un levier d'action pour peser sur la mondialisation en lui donnant un sens et des règles éthiques. L'Union pour la Majorité Présidentielle, construite à l'image d'autres grands rassemblements politiques de nos pays voisins, a pour mission de soutenir un grand projet d'alternance et de permettre un exercice clair du pouvoir. Elle constitue un tournant majeur dans l'histoire politique française. Jusqu'ici, les forces politiques se sont surtout préoccupées de cultiver les différences, mais cela a nourri une certaine forme d'impuissance. Aujourd'hui, les Français veulent avant tout de la cohérence, de l'action et de l'efficacité. Le succès du <partiPolitique /> a montré qu'elle était en phase avec ces attentes. Notre soutien se veut efficace : la vaste implantation géographique et sociologique du <partiPolitique /> sera précieuse pour orienter le Gouvernement. Puis-je insister, à cet égard, sur la nécessité d'adjoindre à la compétence de notre haute administration l'expertise concrète des parlementaires, dès le stade de l'élaboration des projets de loi ? Notre soutien se veut éclairé, c'est-à-dire qu'il sera vigilant, attentif et exigeant, parce qu'il s'appuie sur le partage des mêmes convictions. Notre soutien puisera sa solidité dans le sentiment partagé que ce qui doit l'emporter, par-delà les préoccupations catégorielles, c'est la réussite de la France tout entière, sa capacité à retrouver les premiers rôles en Europe et donc à maîtriser la mondialisation. En effet, seule l'action commune des nations courageuses et solidaires permettra d'humaniser celle-ci, comme l'a souvent rappelé le Président de la République. Seul un sursaut de volonté politique nous permettra d'apporter une contribution efficace à ce grand dessein. Monsieur le Premier ministre, nos concitoyens nous ont apporté leur confiance pour agir avec détermination au service de la France. Nous devons être garants de leurs espoirs. Dans cet esprit, notre groupe <partiPolitique /> vous assure aujourd'hui de sa confiance, de son aide et de son soutien. ]]>
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<![CDATA[ Au terme d'un processus électoral de trois mois, les Français ont fait leur choix ; il s'impose à tous. Après le second tour de l'élection présidentielle - marqué par le rassemblement autour des valeurs de la République - vous avez fait campagne, principalement, sur le refus de la cohabitation. Vous avez été entendu, au-delà peut-être de ce que vous espériez. Vous disposez désormais de tous les moyens pour agir : vous avez la confiance du Président de la République, vous bénéficiez d'une large majorité dans cette Assemblée, d'une assise confortable au Sénat ; vous avez des positions fortes dans les régions et les départements. Et vous vous appuyez sur un parti créé pour l'occasion et dont le seul but, si j'en ai bien compris la philosophie, est de vous soutenir. Rarement, depuis vingt ans, une majorité avait connu une telle configuration politique, et cela pour cinq ans. C'est un atout majeur, mais aussi une grande responsabilité. Si vous réussissez, Monsieur le Premier ministre, nul en dehors de vous ne pourra s'en arroger le mérite. Mais dans le cas contraire, il ne sera pas aisé pour votre famille politique de se trouver des excuses... N'ayons garde pourtant d'oublier les messages que les Français nous ont adressés : le doute envers la capacité du politique à les protéger ; le besoin d'une Europe plus sociale ; l'exigence du respect des règles dans notre société ; la nécessité d'une meilleure représentation politique de tous les citoyens, quelle que soit leur position ou leur origine. Ces messages, nous-mêmes en avons été les premiers destinataires ; mais l'avertissement vaut pour tous. Le niveau d'abstention au premier tour de l'élection présidentielle, le résultat obtenu alors par le candidat qui est ensuite devenu président, la faible participation aux deux tours des élections législatives ont manifesté l'ampleur du désenchantement civique, processus continu depuis dix ans. L'importance du vote en faveur du <partiPolitique />, le 21 avril, ne saurait être relativisée par le tassement intervenu ensuite. Il ne s'agit plus d'une contestation à la marge, d'une irritation ponctuelle : c'est notre démocratie, ses valeurs et ses fondements, mais aussi ses pratiques, qui serait en cause si des réponses n'étaient pas données. Par conséquent, majorité et opposition, chacune à sa place, sans confondre les rôles ni gommer les clivages, doivent toutes deux relever le défi politique majeur qui nous est lancé, refonder le lien social. Cette obligation pèse également sur vous et sur nous. En ce qui nous concerne, comme principale force de l'opposition, notre attitude sera claire : nous nous déterminerons en fonction de ce que nous pensons être l'intérêt de la France. Nous n'oublierons rien de ce que nous avons fait quand nous soutenions loyalement <hommePolitique />. Nous défendrons les acquis de la précédente législature, non seulement par cohérence envers nous-mêmes, mais par solidarité envers les Français. Nous veillerons à ce que des avancées comme les emplois-jeunes, la couverture maladie universelle, l'allocation personnalisée autonomie et les trente-cinq heures ne soient pas remises en cause. ]]>
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<![CDATA[ Vous avez renvoyé leur éventuelle révision à la négociation collective : nous serons attentifs à ce qui en sortira. Il en va de même pour la loi de modernisation sociale, qui entendait renforcer la protection des salariés contre les licenciements, notamment boursiers. Elle prévoyait le doublement des indemnités de licenciement pour les salariés victimes de semblables plans sociaux. Alors qu'on connaît aujourd'hui le montant - près de cent millions de francs - des indemnités perçues par un dirigeant d'une entreprise privée, il faut rappeler que cette loi est faite pour protéger les plus petits salariés de France. Et alors qu'il se passe ce qu'on sait dans cette entreprise et sur le marché boursier, votre seule préoccupation est de réduire les protections offertes aux salariés, au lieu d'infliger des sanctions aux dirigeants qui ont failli... Nous marquerons aussi notre attachement au service public. ]]>
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DEFT09 : extrait du corpus parlementaire européen
Les méta-données de chaque document renseignent du parti politique relative à l'intervenant.


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<p>Monsieur le Président, j'ai toujours fait preuve d'un certain scepticisme quant aux comportements moralistes et policiers qui encouragent carrément la délation et qui permettent d'éviter des cas de fraude seulement par le biais de la création d'instruments de contrôle toujours plus envahissants par rapport aux personnes. Nous pouvons certainement - mon groupe et moi-même - soutenir avec conviction le rapport du président Napolitano. La modification du règlement et la proposition de décision répondent en effet sérieusement à une préoccupation qui a été soulevée récemment et que M. Dell'Alba a été le dernier à exprimer : ne pas soumettre les députés à des contrôles excessifs et arbitraires. Je ne vois aucune raison pour retarder davantage cette décision. Si un tel abus devait se produire, le Parlement européen et les députés disposent de larges possibilités pour se défendre. Des procédures internes plus transparentes et plus claires rendront évidemment les choses plus faciles. Nous devons avoir confiance dans le travail futur de l'OLAF et nous devons faciliter ses actions. Ce n'est que de cette manière que nous pourrons réagir de façon crédible en cas d'instrumentalisations. Ce n'est qu'ainsi que nous pourrons faire preuve d'efficacité lorsqu'il s'agira de répondre au genre de situations dont ont parlé aujourd'hui Mme Theato et M. Bösch.</p>
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<p>Madame la Présidente, chers collègues, à l'approche du moment le plus sombre de l'année, il est réjouissant d´évoquer l'été ou même l'heure d'été. Je voudrais cependant attirer l'attention sur le rituel du réglage des montres qui se répète chaque printemps et chaque automne et dont l´utilité divise les opinions. J'ai été contacté par des éleveurs de bétail qui soulignent qu'il est important d'assurer le bien-être des vaches laitières, ne fût-ce déjà que pour la production laitière. La sérénité des ruminants étant troublée par la maladie de la vache folle, il ne faudrait pas accroître ce stress en perturbant leur rythme habituel. Pour les vaches, ce changement de rythme ne prend pas en un jour ou deux. Une autre difficulté existe en agriculture : en automne, pendant les battages, l´heure indique que l'humidité matinale devrait avoir disparu. Or surprise, la nature ne se conforme pas à la directive. Outre le rythme naturel des animaux, le dynamisme des hommes, qui dépend partiellement de la luminosité, est également perturbé, ce qui cause un problème supplémentaire.</p>
<p>Je considère que le communiqué de la Commission n´établit pas de façon irréfutable la nécessité de l'heure d'été. C´est pourquoi j´estime que le maintien de cette pratique doit être reconsidéré le plus vite possible. Il est également discutable que l'heure d'été doive se terminer peu de temps avant le mois de novembre. Le souvenir de l'été s'est alors déjà refroidi dans l'Europe du Nord, blanche comme la neige. Il serait plus raisonnable de mettre un terme à l´heure d´été fin septembre, six mois environ après son début.</p>
<p>Ne croyez pas que je suis totalement opposé à l'heure d'été car elle présente aussi de nombreux côtés positifs. Je voudrais néanmoins demander à la Commission une évaluation critique quant à la nécessité du maintien ultérieur de l'heure d'été. Même si je pense que nous pourrions nous passer de l'heure d'été, je ne suis pourtant pas prêt à renoncer au temps estival chaud. Heureusement, ce ne sont pas les hommes politiques qui en décident.  </p>
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<p>Je voudrais savoir si l'Union européenne, à la lumière des informations qui nous sont transmises, peut intervenir auprès des Nations unies afin de fournir, au minimum, une réponse constructive quant au statut à venir du peuple sahraoui. Depuis les années soixante, il leur a été promis un référendum. Les discussions ont mené à une impasse créant une situation très difficile pour beaucoup de gens qui vivent dans des camps de réfugiés.</p>
<p>Serait-il possible pour l'Union européenne, à travers vous, Monsieur le Président, d'intervenir, même par lettre, auprès des Nations unies afin d'exprimer nos préoccupations dans cet important dossier ?  </p>
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Données protégées, soumises à accord de confidentialité

Les corpus suivants sont librement téléchargeables et réutilisables après signature d'un accord de confidentialité. Ces corpus sont disponibles au format XML. Chaque corpus correspond à celui qui a été utilisé et diffusé aux participants durant les campagnes DEFT.

DescriptionExempleCorpus
▸ DEFT'07 : Corpus de critiques de films, livres et spectacles, site de avoir-alire.com3 documentsapprentissage/test (3,1 Mo).
▸ DEFT'07 : Corpus de critiques de jeux vidéos, site de jeuxvideo.com3 documentsapprentissage/test (10,7 Mo).
▸ DEFT'08 : Les données de l'édition DEFT'08 ne sont pas disponibles gratuitement (elles intègrent des archives du journal Le Monde). Un package comprenant les corpus, les scripts d'évaluation et les actes sera prochainement disponible à l'achat dans le catalogue d'ELRA.
DEFT07 : extrait du corpus de critiques de livres et de films
La notation d'origine (échelle à 20 valeurs) a été réduite à 2 valeurs : 0 = critique négative, 1 = critique moyenne ou neutre, 2 = critique positive.


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<![CDATA[
Play time revient aujourd'hui sur les écrans en copie restaurée. Retour sur un film-événement sorti en 1967 et dans lequel Jacques Tati avait mis plus que son talent.
Avec Play Time , qui fait son retour sur les écrans en version restaurée, Jacques Tati montrait qu'il avait le sens de l'humour. Car si le film, grandiose, est bel et bien la "récréation" promise par le titre ("playtime"), sa réalisation ne fut pas une partie de plaisir. Il faut dire que le grand Jacques n'avait pas vu les choses en petit, puisque pour "montrer l'architecture moderne" , il avait fait construire une ville de verre et d'acier sur le plateau de Gravelle, dans le bois de Vincennes (voir ci-dessous) .
Le scénario, lui, tient pourtant en une poignée de mots : "C'est l'histoire de quelques étrangers débarquant à Paris , résumait Tati. Ils découvrent un Paris ultra-moderne qui ne diffère guère de Munich, Düsseldorf ou des villes américaines. Ces étrangers vont rencontrer d'autres personnes et en particulier Hulot, qui, dans un tel décor, fait presque figure de Peau-Rouge."
Tati poursuivait ainsi sa réflexion sur la modernité engagée avec Mon Oncle , en creusant davantage encore son idée forte : les innovations architecturales en elles-mêmes ne signifient rien, seul compte l'usage qu'en font les gens. S'ouvrant sur une visite de la cité où les personnages ne sont parfois que des silhouettes en carton et où la vie ne surgit que par la grâce d'Hulot, se terminant sur un superbe ballet d'automobiles où, par un simple geste, un laveur de carreaux envoie un autocar valser dans les airs, le film oscille ainsi entre deux pôles : l'un montrant la modernité telle qu'elle est - pesante, grise, concrète -, l'autre telle qu'elle pourrait être - légère, gaie, poétique. Un contraste qui offre par ailleurs un éclairage intéressant à certaines scènes qui, au départ, pouvaient sembler un peu longues.
Tourné en 70 millimètres, Play Time est surtout un bonheur d'humour burlesque, truffé de petits plaisirs disséminés dans un cadre que Tati maîtrise parfaitement (une seule vision du film, même sur l'écran géant sur lequel il a été projeté en juin au théâtre national de Chaillot, ne suffit pas pour en percevoir tous les détails !). S'ajoute à cela un travail époustouflant sur le son, Tati étant passé roi dans l'art du cinéma sonore, à mi-chemin entre le muet et le parlant.
Les malheurs de Tativille
Tativille ! Une cité entière construite sur 15 000 mètres carrés pour les besoins de Play Time . Les décors avaleront une grande partie du budget du film, qui coûtera trois fois plus cher que prévu (15 millions d'euros s'il était réalisé aujourd'hui, selon Télérama ). Le tournage, en 70 millimètres avec une caméra venue des Etats-Unis, durera vingt mois. Et sans que les sons ne soient enregistrés, puisque Tati voulait les reconstituer ensuite : un travail de fou pour un perfectionniste comme lui. D'autant qu'à ce moment-là, l'artiste se sent incompris, abandonné par les financiers et par l'Etat, qui, après lui avoir promis que "sa" ville servirait à d'autres réalisateurs, lui envoie un ordre de destruction. "J'en ai marre d'avoir sur le dos toute l'organisation du cinéma français , lâchera Tati. Je suis comme Monsieur Hulot, un empêcheur de tourner en rond, un gêneur. Je vous jure que je ne croyais pas qu'il fallait une telle résistance physique." Le film sortira en 1967, trois ans après le début du tournage. C'est un échec. En France comme aux Etats-Unis, où Tati avait pourtant reçu un Oscar huit ans plus tôt pour Mon Oncle . Play Time le laissera dépité et criblé de dettes. La fin était trop triste pour un film si gai : on ne peut que se réjouir que grâce à sa fille, Sophie Tatischeff, et au duo Jérôme Deschamps-Macha Makeïeff, il ait droit aujourd'hui à une nouvelle vie.
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<![CDATA[
Télescopage de deux mondes, mentalités aux antipodes l'une de l'autre, passerelle jetée par amour des beaux livres, petit bijou de charme et d'humour. Il a fallu attendre plus de trente ans pour que les lettres croisées d'Helene Hanff et de Frank Doel soient traduites en français... alors que le recueil était, dès sa parution, plébiscité par le public anglo-saxon. Un "oubli" réparé par les fins limiers des éditions Autrement, qui - après avoir sorti de l'anonymat Inconnu à cette adresse de Kathrine Kressman Taylor - nous offrent ce texte exquis.
1949. Dès les premiers échanges de lettres, le décor est planté. A New York, une scénariste débordante d'esprit et d'énergie. A Londres, un libraire méticuleux, archétype de l'Anglais coincé. On avance le sourire aux lèvres dans la relation épistolaire qui se noue. On imagine cette diablesse d'Helene, toujours fauchée, martyrisant sa machine à écrire, tapant si vite qu'elle en omet les majuscules (à quoi bon cette perte de temps ?), truffant ses missives d'interjections et de points d'exclamation, forçant dans ses retranchements son trop digne et trop compassé correspondant.
Frank Doel se défend d'être aussi collet monté que sa cliente semble le croire. Il lui faut cependant plus de deux ans pour baisser la garde, abandonner les "chère mademoiselle" au profit des "chère Helene" et "l'expression de sa considération distinguée" pour les "amicales salutations" . C'est qu'entre-temps, Helene Hanff a pris conscience de ce que représentait le rationnement de l'immédiate après-guerre en Angleterre et que, le coeur sur la main malgré ses chiches moyens, elle fait acheminer des colis de jambon, de raisins secs et d'oeufs en poudre que se partagent les six employés de la librairie Marks and Co.
La correspondance durera vingt ans, le temps que Miss Hanff garnisse un mur entier de son appartement de trésors bibliophiliques et que, de l'autre côté de l'Atlantique, la fripe et les touristes aient envahi Carnaby Street, métamorphose que Frank Doel évoque avec flegme, avouant même qu'il "aime assez" les Beatles. "Si seulement leurs fans ne hurlaient pas comme ça !"
De la librairie Marks and Co, Helene Hanff ne connaîtra jamais que la description faite par une amie américaine : "C'est la plus ravissante des vieilles boutiques, sortie tout droit de Dickens, tu en serais folle." Lorsqu'elle peut enfin se payer le voyage, sur les royalties du livre tiré de ses relations épistolaires, Frank Doel est mort depuis plusieurs années et ne subsiste, au 84, Charing Cross Road, qu'une plaque de cuivre commémorant leur amitié transatlantique.
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David Cronenberg met un terme à ses obsessions organiques (La Mouche , eXistenZ ) pour scruter les méandres d'un cerveau schizophrène.
Voyage au centre du cerveau. David Cronenberg met un terme à ses obsessions organiques ( La Mouche, eXistenZ ) pour scruter les méandres d'un cerveau schizophrène. Avec Spider , il adapte le roman de Patrick McGrath qui passa son enfance dans le Broadmoor Hospital, un centre pour déséquilibrés mentaux (son père en était le directeur). Cronenberg adopte également un style épuré, qui pourrait bien en surprendre plus d'un.
La toile de la folie. Interné dans un institut psychiatrique durant plusieurs années, Spider est transféré dans un foyer de réinsertion à quelques rues de son ancienne maison. C'est précisément là qu'il assista, enfant, au drame qui bouleversa sa vie : le meurtre de sa mère par son père. De retour sur les lieux du crime, Spider plonge dans sa mémoire torturée pour découvrir une toute autre vérité...
Sans artifices. "Mes acteurs sont mes seuls effets , explique David Cronenberg. Hormis l'atmosphère mise au point avec le directeur de la photo Peter Suschitzky et les remarquables décors d'Andrew Sanders, il n'y a rien d'autre". Ce parti pris de sobriété, déjà exploité par le réalisateur canadien avec Faux-semblants , est l'unique intérêt du film. Les flash-back sur l'enfance de Spider s'accordent en effet parfaitement avec l'enquête cérébrale, puisqu'ils incluent physiquement le même personnage plus âgé. Ce procédé permet ainsi au spectateur d'entrer littéralement dans la tête de Spider, de mesurer ses réactions et ses sentiments suite à un souvenir particulier.
En revanche, cette idée de mise en scène n'accélère en aucun cas le rythme du film, freiné par une lenteur assommante. David Cronenberg reste cependant logique, voire loyal, envers son personnage ; Spider, en effet, exécute toutes ses actions au ralenti, marche tel un petit vieux, marmonne des logorrhées incompréhensibles, se souvient avec difficulté. Raph Fiennes, selon la sensibilité de chacun, en devient exaspérant ou formidable.
Reste que Spider est un film intéressant sur la forme sans être captivant pour autant. Faut-il s'émouvoir ou s'apitoyer devant ce personnage ? David Cronenberg, même s'il assure adorer Spider, ne livre que peu d'indices. Il se contente de le filmer avec toute la retenue qu'il s'est imposée au départ, au risque de nous ennuyer profondément.
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DEFT07 : extrait du corpus de critiques de jeux vidéos
La notation d'origine (échelle à 5 valeurs) a été réduite à 2 valeurs : 0 = critique négative, 1 = critique moyenne ou neutre, 2 = critique positive.


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Trainz Railroad Simulator 2007
Déjà le quatrième volet pour la série des Trainz qui est bien partie pour s'imposer comme une référence en matière de simulation de conduite de locomotives, et ce malgré de nombreuses lacunes. Cet opus 2007 essaie néanmoins de remédier à certains points qui avaient été décriés dans les versions précédentes telles qu'une absence remarquée de matériel français.
C'est la principale nouveauté de cette version 2007, il est désormais possible de jouer avec des trains Corails et autres TER dès la sortie du jeu et sans attendre que les amateurs créent ce contenu. Un point très appréciable. On regrette juste que l'installation de base ne comprenne pas d'emblée ces trains français et qu'il faille passer par la décompression manuelle de fichiers zip pour y avoir accès. Bien évidemment, le comportement des engins se révèle réaliste et c'est un vrai plaisir que de les conduire en constatant de vraies différences sur le plan des réactions. Sur ce point, les amateurs de simulations ferroviaires ne seront donc pas déçus.
Au niveau des scénarios, on remarque aussi que trois parcours se déroulant en France ont été ajoutés. On a donc droit à la ligne Auray-Quiberon, ouverte uniquement en saison estivale et aussi dénommée "le tire-bouchon". Le deuxième parcours français se situe dans la région de Roanne, quant au dernier, c'est en île de France qu'il nous convie avec un parcours fictif qui s'inspire de la ligne de banlieue Paris-Rambouillet. A côté de ces trois scénarios, on dispose évidemment d'autres lignes internationales et fictives dont certaines étaient hélas déjà présentes dans le précédent opus de Trainz Railroad Simulator. Cela nous fait penser que ceux ceux qui le possèdent déjà le volet précédent auront peut-être à réfléchir à deux fois avant d'acheter celui-là car rien ne bouleverse vraiment le titre. C'est exactement le même gameplay et le même moteur 3D vieillissant qui ont été utilisés.
Ce qui fait la grande force de la série, c'est la grande liberté qu'elle donne pour créer son propre contenu grâce à l'éditeur fourni. Vous pourrez faire vous-même vos propres lignes. Il faut cependant signaler que ça risque de vous prendre beaucoup de temps car l'éditeur n'est pas des plus faciles à maîtriser. Hélas, il semble que cette intéressante fonctionnalité soit le prétexte pour les développeurs de laisser à la communauté le soin de compléter les lacunes de leur titre au niveau du contenu. D'ailleurs, beaucoup des différents scénarios présents dans Trainz Railroad Simulator 2007 ont été créés par des amateurs passionnés. Nous ne remettrons pas en cause leur bonne qualité, mais il est dommage qu'Auran ne propose pas un véritable mode carrière dans lequel on commencerait à conduire des trains à vapeur pour terminer avec les TGV. Il y a vraiment matière à améliorer le titre et on se demande bien quand les développeurs vont se décider à franchir le cap et à avoir un peu plus d'ambition pour leur bébé sur le plan du contenu, mais aussi du moteur 3D, car il le mérite.
Outre le fait de vous permettre de conduire votre train de voyageurs ou de marchandises, Trainz Railroad Simulator 2007 vous met aussi dans la peau d'un aiguilleur qui doit donner des ordres aux autres trains pour qu'ils arrivent dans les temps et qu'ils ne se percutent pas. On peut donc gérer en direct les aiguillages. La caméra est libre et vous pouvez vous placer aussi bien aux commandes de votre train, qu'en vue extérieure. Il est aussi possible de voir l'intérieur de certaines voitures de voyageurs, mais quelques bugs sont alors à signaler (le pire étant des retours Windows à cause d'erreurs fatales). Le jeu est cependant un peu plus stable que son prédécesseur, mais pas encore exempt de tout reproche sur ce plan. Au final, cette version 2007 n'est pas des plus novatrices et contient assez peu de nouvelles fonctionnalités. Espérons que le prochain volet, si prochain volet il y a, sera un peu plus ambitieux.
Graphismes.
Les graphismes sont strictement identiques à ceux de Trainz Railroad Simulator 2006.
Jouabilité.
Ceux qui connaissent déjà l'opus précédent retrouveront vite leurs marques puisque le gameplay est le même. On lui reprochera surtout un éditeur pas très facile à maîtriser et quelques retours Windows.
Durée de vie.
Quelques scénarios et trains en plus (avec entre autres l'apparition des TER et des Corails), mais globalement, le contenu est similaire à la version 2006. L'intérêt tient donc essentiellement en l'outil permettant de créer ses propres parcours et de télécharger du contenu sur le net.
Bande son.
Même chose que pour les graphismes : la bande-son est identique à l'opus précédent. Les bruits de moteurs et de gares sont réussis, mais on déplore toujours une certaine austérité pour ce qui est des menus (pas de musiques).
Scénario.

Note Générale.
On reprend les mêmes et on recommence, c'est l'impression dominante que l'on a en jouant à cet opus 2007 qui n'est en fait qu'un Trainz Railroad Simulator 2006 boosté. Des ajouts, il y en a en effet, mais assez peu : quelques scénarios, locomotives et voitures mais pas de quoi justifier un achat à l'aveuglette pour ceux qui ont déjà la version précédente. Signalons tout de même l'effort très louable qui a été fait sur le packaging avec un vrai manuel papier en français de plus de 100 pages accompagné d'un DVD vidéo contenant un documentaire sur la conduite d'un TGV.
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Mon Cheval Virtuel
Après le splendide et inoubliable Profession Cavalière, Gost Publishing a mis la main sur une nouvelle perle du jeu d'équitation sur PC. Faisant fi de tout ce qui aurait dû faire de ce titre un produit décent et commercialisable, l'équipe de développement Young Entertainment, qui mérite bien d'être citée ici, nous livre un objet stupéfiant de médiocrité, qui mériterait de finir piétiné sous les sabots d'un Percheron.
Sur le papier, Mon Cheval Virtuel nous propose d'élever et d'entraîner le poulain dont nous rêvons tous secrètement, de prendre en charge la gestion complète d'une écurie et de participer à des compétitions diverses et variées. Le développeur nous annonce la simulation équestre la plus réaliste qui soit, où chaque poil de brosse sera visible dans le détail et où l'on va pouvoir établir une véritable complicité avec son poulain. L'objectif visé étant bel et bien de faire de son cheval une star enviée par tous. Inutile de poser la question, le produit que nous avons entre les mains est à des années lumières de ce qu'on nous promettait. C'est bien beau de plagier les idées des concurrents, mais encore faut-il garder à l'esprit que le développement d'un jeu ne se fait pas tout seul en claquant des doigts.
Première étape, remplir les formulaires d'usage en indiquant simplement le nom de votre cheval si vous n'avez pas envie de passer trois heures à imaginer le nom de ses parents, sa date de naissance, ce qu'il aime, ce qu'il déteste, ce qu'il préfère manger, ses points forts, ses points faibles et autres données complètement inutiles. Vous vous retrouverez alors dans l'écurie et constatez que les lieux sont quasiment à l'abandon. Autrement dit, si vous voulez trouver matière à vous occuper pour tuer le temps, vous allez devoir gagner de l'argent pour acheter du matériel, et donc participer à des concours pour remporter des prix. En attendant, vous pouvez toujours essayer de nettoyer le box en changeant la paille, ou encore brosser le poil de votre canasson pour en faire sortir des nuages de poussière. Dans la pratique, ces quelques tâches révèlent très vite le manque total d'ergonomie de l'interface, qui vous oblige à alterner avec les flèches du clavier et les clics de souris de façon complètement illogique. On fait parfois 100 mètres et 4 ou 5 rotations avant de se placer à l'endroit voulu, quand ce ne sont pas carrément les interactions qui ne répondent plus. Mais inutile de s'attarder là-dessus, le moteur de jeu est tellement pourri qu'il ne vaut même pas la peine qu'on en parle.
Si seulement il y avait quelque chose à faire dans Mon Cheval Virtuel, peut-être pourrait-on vraiment parler de jeu. Car, en l'état, le soft n'est qu'une ébauche d'environnement virtuel dans lequel tout reste encore à faire. Lorsque vous quittez les quatre murs de l'écurie, c'est pour atterrir dans un pré vide de toute activité, que vous devez traverser en ligne droite pour atteindre les deux seuls bâtiments du jeu. En passant devant chacune des deux portes, un menu austère s'affiche pour vous permettre d'acheter des choses toutes plus inutiles les unes que les autres, qui ne vous serviront qu'à tuer le temps en attendant la fin de la journée. Les balades sont d'autant plus mornes que le poulain ne fait que vous suivre bêtement, sans qu'aucune interaction ne soit possible avec lui, et ce sera le cas jusqu'à ce qu'il grandisse suffisamment pour que vous puissiez le monter. Concrètement, vous n'avez pas d'autre choix que de patienter pendant 7 jours (temps de jeu) pour pouvoir enfin le sceller, un laps de temps beaucoup trop long quand on ne nous donne rien à faire d'autre que de tourner en rond et de batailler avec l'interface. N'ayant eu ni l'envie ni le temps de faire grandir mon poulain, je ne peux même pas vous garantir que votre patience sera récompensée puisque certains acheteurs évoquent carrément la présence d'un bug qui pourrait empêcher le cheval d'atteindre sa taille adulte. Quoi qu'il en soit, vous n'y gagnerez que de nouvelles compétitions, sans doute tout aussi vides de sens que les concours de beauté proposés au début, sans oublier le sentiment désagréable d'avoir perdu votre temps. Ce qui me permet d'embrayer sur le prix du jeu qui, à près de 40 euros, relève du scandale pur et simple pour un produit qui ne devrait même pas être commercialisé compte tenu de sa qualité.
Graphismes.
A titre de comparaison, on retrouve ici un moteur graphique similaire à celui de Profession Cavalière, en pire.
Jouabilité.
Mon Cheval Virtuel propose une jouabilité clavier/souris complètement inefficace, qui rend chaque mouvement problématique. Le côté gestion est à peine esquissé.
Durée de vie.
Si vous avez acheté le jeu ou que vous voulez faire plaisir aux gens qui vous l'ont offert, vous devrez redoubler de patience pour attendre que votre cheval grandisse enfin, si tant est qu'un bug ne vienne pas enrayer le processus. Au bout du compte, le soft ne propose de toute façon aucune activité digne de ce nom, quel que soit l'âge de votre animal.
Bande son.
Une voix vous accompagne durant vos premiers pas dans le jeu afin que vous ne vous sentiez pas trop seul dans ce désert.
Scénario.

Note Générale.
Et voilà un scandale de plus dans le monde des simulations équestres, avec un jeu complètement immonde vendu près de 40 euros. Etant donné le niveau des jeux d'équitation sortis dernièrement, il n'est pas étonnant que la série des Alexandra Ledermann fasse chaque année figure de référence. Une fois de plus, ce sont les mêmes qui vont se faire avoir : les parents croyant faire une surprise à leur petite fille qui sera dégoûtée à vie des jeux vidéo.
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Gothic 3
Il faudrait s'enfoncer dans Gothic 3 uniquement en hiver. Et, avec en fond la lente cavalcade des flocons derrière les vitres, ressentir cette chaleur unique offerte par le jeu de rôle, ce changement de perception autour de soi comme une schizophrénie bienveillante. De vieilles charpentes de bois sombres émergent au-dessus de vous. Une cheminée flamboie progressivement à vos côtés. Soudainement, vous vous rendez compte qu'une longue bibliothèque antique digne d'Alexandrie vous entoure. Vous vous sentez bien.
Un peu comme lorsque vous faites griller votre quartier de viande auprès du feu pour qu'il devienne aussi goûteux que reconstituant. Ca tombe bien, c'est aussi un des innombrables actes que vous pouvez reproduire dans Gothic 3. Une possibilité qui tient autant du rôleplay que de la vraie nécessité de se poser après une journée joliment agitée. L'occasion aussi de faire le point et de se repérer un peu. Et non, il n'y a pas de marqueur sur ma carte, seulement l'emplacement des villes. A moi de me repérer, de me souvenir... Montera, mon lieu de chute actuel, ne serait pas à quelques lieues au sud ? Oui, je me souviens être parti vers le nord pour retrouver ces fichus sacs de farine dérobés par un groupe d'affreux qu'il m'a fallu mettre en pièces. Ces sacs servent à remplir la panse de mercenaires, anciens militaires du roi Rhobar II ou simples paysans reconvertis en fiers à bras, aujourd'hui asservis sous les griffes des Orques. Ces derniers ont d'abord envahi le Nordmar, la contrée septentrionale de ce grand continent à trois têtes, avant de faire basculer Myrtana et une bonne partie du Varant. L'ordre géopolitique a été brisé dans une guerre de plusieurs années, origine d'une quantité de factions humaines discordantes. Elles regardent le héros sans nom, votre avatar, comme un livre ouvert, un stylo posé à côté. Entre servitude aux projets meurtriers des orcs ou front de libération de Myrtana au sein du clan rebelle, cohabitent aussi des ligues plus floues, qui ne cracheront pas non plus sur votre soutien.
Ainsi, à l'image des sacs de farine en question, pas une quête ne peut prétendre être totalement distincte du contexte d'occupation qui règne ici-bas, et donc, même le plus indirectement, de la trame principale : c'est-à-dire mener ce grand continent à son destin, quel qu'il puisse être. Et c'est un véritable tour de force de Pirahna Bytes d'être ainsi arrivé à lier tout cet ensemble sans jamais nous ceindre dans une faction en particulier. Un système de réputation vous permet d'associer plusieurs alliances, et de décoincer des portes d'entrée vers d'autres possibilités, d'autres endroits, comme un bastion rempli de responsables orques haut placés ou un entrepôt rebelle particulièrement fourni. Et c'est dès lors que Gothic 3 donne le vertige car à presque chaque quête existe une sorte de "miroir" qui vous laisse le droit de bouleverser votre position et de trahir, prévenir le sang, collaborer, ou tout simplement, et plus intelligemment, profiter de la situation, au dépens de toutes les parties. Par le truchement de dialogues frais, courts, percutants, capable de provoquer le rire comme l'inquiétude, et étayés par un doublage en français qui va encore me faire sortir des tas de superlatifs, Gothic 3 s'approprie une structure remplie de malice et de secondes lectures que l'on peut placer au même niveau que celle d'un Fallout ou d'un Planescape Torment.
Les PNJ ne se contentent pas d'être de simples balises à quêtes. La plupart des humains se révèlent faillibles, capables d'erreurs et de felonies envers leur propre camp, dotés de réflexions contradictoires, lesquelles créent justement les nombreux choix qui vous sont proposés. Le cas des esclaves humains, par exemple, met à jour cette humanité. Les mercenaires à la solde des Orques n'éprouvent pas tous de l'indifférence à leur vue, et, quand bien même l'un d'entre eux sait pertinemment que nombre d'esclaves servent sous le manteau la cause rebelle, la pitié peut le mener à vous demander de trahir l'ordre d'un capitaine, qui est pour sa part totalement au pied des orques, rendu impuissant par la peur et la lâcheté. Les envahisseurs, superbement mis en image (l'une des représentations orques les plus puissantes qui ait été imaginée) ne sont pas non plus uniformes dans leur comportement. Les puissants ont de la noblesse, quelque chose des grands Bismarck Allemands, instruits et sévères. Les troufions sont de véritables GI avec le QI d'une patate crue, et que vous pourrez mener à la baguette avec un peu de doigté. Pour autant, si ces orcs de base sont ceux dont le flanc porte le plus à rire, chaque faction connaît aussi son quart d'heure de gloire ridicule, d'auto-parodie ou de moquerie vivace par un ou plusieurs PNJ particulièrement clairvoyants. Pirhanna Bytes se dédouane très subtilement d'agir dans l'Heroic Fantasy bravache, trop blanche pour être chaleureuse et fait monter le venin de la Dark Fantasy avec la levure de l'Histoire, qu'elle soit ancienne ou actuelle.
S'il fallait exposer exhaustivement les tripes ludiques de Gothic III, sa machinerie, il faudrait réécrire une version de Cyrano vouée au RPG PC. En pleine période de vulgarisation des genres les plus caractériels, la série éditée par Jowood fait la nique aux compromis consolistes et aux progressions clés et petite fleur en mains. La balade aux champignons est ici proscrite pendant les 10 premières heures de jeux, et il en est de même des intimidations hasardeuses. Votre premier adversaire, c'est le terrain lui-même qui ne prend jamais la peine d'annoncer une falaise abrupte ou un bosquet sous contrôle sanglier (saletés d'animaux, évitez-les autant que possible). L'autre épée de damoclés est votre propre vulnérabilité de simple homme. Pour vous donner un point de mesure, une meute de trois loups vous posera des problèmes jusqu'à ce que vous ayez pu mettre la main sur une armure conséquente et que vous ayez pu obtenir au moins le double de vos points de force initiaux. Cette exigence naît de contraintes somme toute naturelles : le jeu n'autorise ni le soin "à la volée", ni la régénération par le sommeil hors d'un lit. D'autre part, votre personnage possède une inertie qui rend chacun de ses mouvements certes puissant, mais toujours risqué. On râle assez souvent au début contre cette simulation de lourdeur qui rend le héros sans nom aussi peu réactif à changer de cible, puisqu'il est guidé par un simili lock, que peu prompt à se relever quand il se fait bousculer. Précisons qu'à terre votre avatar peut encore recevoir des beignes. J'espère arriver à vous faire comprendre que, de fait, le moindre encerclement créé par quelques dinosaures et araignées géantes ressemble à un traquenard mortel, et qu'il faudra privilégier la fuite pendant les premiers temps. Et ce ne sont pas vos montées en niveau relativement fréquentes qui y changent quelque chose car il y a une petite subtilité. L'amplification de vos caractéristiques, l'apprentissage de nouvelles compétences et, dans le même ordre d'idées, l'acquisition de nouveaux sorts ne se fait pas de manière syncopée à chaque level-up mais en s'adressant à des maîtres ou des dieux (par le biais de certaines statues). En fait, vous récupérez à chaque grimpette de niveau un certain nombre de points d'apprentissage que vous pourrez redistribuer auprès de ces entités. Très souvent, ces points ne suffisent pas à eux-seul. Suivant une doctrine qui a cours dans Final Fantasy XII ou l'ancien Arcanum, Gothic 3 insiste sur la notion de bourse bien remplie. Sans cette veille vous n'irez finalement pas bien loin puisque, en sus des points d'apprentissage, les compétences et les caractéristiques requièrent aussi de l'argent pour être obtenues. Comme réponse à ce besoin constant, la moindre petite quête résulte sur une cagnotte, et les moyens de se faire de l'argent sont de toute façon abondants. Conséquence : un titre sévère, strict, qui force le joueur à faire don de lui, que ce soit pour se repérer, pour monter en puissance, pour acheter des bottes ou juste pour aller au prochain village.
Inutile de creuser plus intensément la substance de Gothic 3. A vous désormais d'aborder, avec toute l'innocence qui vous est due, le charme puissant opéré par la production de Piranha Bytes. Ce souffle de pur jeu de rôle immersif, caustique et harassant n'aurait pu trouver d'écho en 2006 sans une technique adaptée. Ce dernier mot n'est pas anodin car Piranha Bytes semble avoir oublié que la démonstration technique est impressionnante à la seule condition de s'adresser au plus grand nombre. Alors, certes, avec la majorité des options visuelles, l'écran baigne dans une abondance d'éléments, les shaders font parler un splendide motion blur en arrière-plan, et chaque texture en normal mapping est animée par une luminosité fine est puissamment mise en avant par du HDR. Mais ce résultat formidable, qui n'est pas pour autant foncièrement supérieur aux plus belles plastiques de cette année sur PC, combien de machines pourront véritablement le faire tourner ? Celles qui ont 2Go de Ram en premier lieu, car elles ne connaîtront pas les affres d'une zone entièrement contrôlée en streaming, où ne règne aucun temps de chargement. Il s'agit d'une authentique performance technique, c'est vrai, mais soyez prévenu, ce quota minimum de RAM, vous le ressentirez surtout comme une infection qui rompt outre-mesure la fluidité de votre progression. Pour s'appesantir encore un peu sur le plan technique, Gothic 3 fait perdurer, à faible mesure, cette réputation de série mal finie. Depuis le premier patch, publié hier 12 octobre, la stabilité est de mise mais il m'est arrivé de constater quelques étrangetés après certains chargements : des dialogues qui se succèdent très lentement, un avatar qui disparaît, des arbres qui se replient sur eux-mêmes (?) Rien de bien méchant, en tout cas au regard des exaspérants retours bureau avant la diffusion du patch. Pour conclure, et parce qu'il est totalement exclu de mettre en porte-à-faux ce Gothic 3 que j'ai juste envie de retrouver dès la fin de ma pieuse rédaction, plusieurs mots doux sur la musique, qui brise d'abord les clivages entre grosses caisses et guitares sèches, attaque des valkyries et flamenco fragile, fantasy et recherche musicale autre que le simple combo : grosse caisse, trompette et violon. Mais, surtout, ces compositions sont belles à en crever. Et fascinent, à l'instar d'un jeu qui met finalement KO par enivrement.
Graphismes.
Coupable de quelques facilités, principalement des répétitions de modèles humains et un lot d'animations empâtées, Piranha Bytes n'en est pas moins un maître graveur qui a livré une commande de satin. Les velléités visuelles peuvent passer du village le plus cradingue façon Vicomte à une vallée totalement câline. Les deux seront convaincants, remplies de reliefs et vibrations lumineuses.
Jouabilité.
Toutes les opérations du jeu de rôle sont là, mais organisées dans un ordre particulier et disposé derrière quelques contraintes volontaires que vous devrez faire sauter à l'aide de votre seul investissement. Votre progression est grandement basée sur la finance, il y a un équilibre à respecter entre exécution des quêtes, marchandage et apprentissage auprès des maîtres et dieux. La grande liberté d'action et d'influence rappelle de grands noms du jeu de rôle : Fallout, Planescape, Arcanum.
Durée de vie.
L'aire de jeu est assez condensée mais ne comporte aucune zone morte ou inutilisée, ca grouille de dangers dans tous les coins. De fait, si vous courez vers la petite maison dans la prairie, c'est sans doute votre tête qui arrivera la première. Enormément de quêtes, 5 factions différentes, des tas de trucs à faire, avec une pincée de rôleplay. L'investissement est aussi avantageux sur le plan ludique que financier.
Bande son.
Quel beau doublage, expressif et coloré sans être théâtral ! A prendre en modèle pour tous les futurs J.D.R. PC. La localisation dans son ensemble est d'ailleurs innataquable. Quant à la musique, je vous laisse relire mon éloge à la fin de l'article. La seule joie qui m'agite en complément est d'espérer entendre mieux sur PC d'ici la fin de l'année.
Scénario.
Les soubresauts de Nordmar, Myrtana et Varant ont des similtudes avec l'Histoire. De même que les relations entre chaque camp jouissent d'une grande finesse. Ces personnages jalousent, souffrent, se marrent et se contredisent. C'est de l'esprit humain, faillible et paradoxal, que naissent les quêtes, qui sont elles-mêmes toujours liées au sort de ce monde. Une cohérence admirable.
Note Générale.
C'est un roc qui pique. Un vrai jeu de rôle qui distinguera les puristes du reste. Il faut réapprendre à avancer à pas de loups, à investir la moindre pièce d'or gagnée, et à s'orienter à la carte. Il faut réapprendre à parler, à tirer la plus petite ficelle sociale à son avantage. Bref, il faut se remettre au boulot. Sans le manque frustrant d'optimisation, et les quelques erreurs de finalisation, Gothic 3 aurait dicté sa loi sans contestation. Mais celle-ci restera sans doute sourde face à une musique aussi divine. Un grand titre, qui vous demandera d'oublier tout le reste pendant quelque temps.
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